Nouveautés Kyosho Mini-Z 2008

L’Overland n’est pas mort

Quand j’ai acheté mon premier Mini-Z Overland, il était presque impossible d’en trouver en magasin (seul PCM Shop en avait en stock encore quelques unités) et la rumeur annonçant la mort de ce modèle enflait.
Kyosho n’a apparemment pas encore enterré les Mini-Z Overland car le Cadillac Escalade s’apprête à rejoindre la flotte de Cayenne, Classe G et autres Ford F150.

Par contre, il n’y a pas encore de kit de conversion 2,4 GHz pour l’Overland, mais espérons que la mise à jour ne tarde pas trop…

Vers l’infiniment petit…

Kyosho a décidé que l’on pouvait réduire encore l’échelle des mini bolides RC : après les Mini-Z (1/27), les Mini-Z Lit (1/32), voici maintenant les dNano (1/43).

Une carrosserie de 10cm de long qui embarque les dernières technologies avec notamment une batterie LiPo et un ensemble radio en 2,4 GHz !

Kyosho Mini-Z Overland Porsche Cayenne

A l’instar du Formula Boat, l’Overland est fourni en pack « ReadySet » auquel il suffit d’ajouter 4 piles AAA (LR03) et 8 piles AA (LR06) pour prendre la route.

L’énorme avantage du modélisme voiture c’est quand même de pouvoir en faire presque n’importe où sans avoir à chercher un plan d’eau qui accepte les modèles réduits pendant des heures… a fortiori quand le modèle est électrique et mesure moins de 20cm !

Deux coups de tournevis pour désolidariser le Cayenne de son emballage, un peu de patience pour comprendre comment retirer la carrosserie et accéder aux porte piles et le tour est joué.

Comme toujours, un petit ajustement de la radio est nécessaire pour que le moteur soit silencieux à l’arrêt mais le servo de direction grésille de façon permanente (quel que soit le réglage).

Avec ma « piste d’essais » en parquet, je comprend vite pourquoi les compétitions se déroulent sur moquette : la voiture est tellement nerveuse que ça patine à chaque grosse accélération et que tous les virages sont vite élargis en dérapages souvent incontrôlés.
Pour avoir une idée de la puissance de cette petite bête : il m’est impossible de mettre pleins gaz dans mes 4m de piste sous peine de transformer le Cayenne en mulet de crash test !

Une fois sur un tapis, on découvre l’excellente précision de la direction et la nervosité de cet Overland. Les suspensions s’affaissent dans les virages, les « imperfections de la route » sont gommées par le grand débattement. Dommage que ce ne soit pas une transmission 4×4 !

Voyage à la mer

Que rêver de mieux qu’une Porsche pour tracter un bateau Lamborghini ?

Essai Kyosho Mini-Z Formula Boat Catamaran

Le principe du « ReadySet », comme son nom l’indique, est d’être prêt à mettre l’eau : l’étape la plus longue est le déballage !
Une fois la radio, la remorque, la batterie et le bateau Mini-Z sortis de leur plastique thermoformé (ce qui n’est pas forcément une mince affaire), il ne reste qu’à trouver 16 piles AA (LR06)… dont aucune n’ira dans le Catamaran.

Premières impressions

La première chose qui m’a marqué en déballant le Catamaran est la qualité de la finition de la coque. Les autocollants sont fins et précisément collés, la peinture et les détails techniques tels que les flaps ou la sortie d’hélice sont très réalistes.

De plus, Kyosho propose en option des flaps d’angles différents pour influer directement sur le comportement du bateau.

L’accès à l’intérieur de la coque se fait en déplaçant les deux « manches à air » situées de part et d’autre de la cabine. Une fois le capot retiré, on découvre trois accès pour : le moteur, le récepteur et la batterie, et le servo de direction protégés par un capuchon. Si avec ça, l’électronique prend l’eau…

Chose amusante, le moteur du Mini-Z ressemble furieusement aux moteurs qui équipaient mes voitures de circuit « TCR Changement de file ».

Même la remorque, livrée avec la boule d’attelage pour un Mini-Z Overland, est très bien finie avec un essieu mobile et des roues qui tournent librement.

Le compartiment avant de la remorque renferme le connecteur de la batterie et permet de ranger la béquille en cas d’attelage à un véhicule. Devant le niveau de détail de l’ensemble, on se demande pourquoi cette béquille n’est pas rétractable plutôt qu’amovible !

Derniers préparatifs

Avant de partir, ne pas oublier de mettre 8 piles dans la radio et 8 autres dans la remorque qui fait office de chargeur de batterie.

Une fois la batterie branchée sur le connecteur dissimulé dans la remorque, il faut maintenir appuyé pendant 3 minutes le « bouton de charge ». La notice est un peu imprécise sur ce point, mais le voyant de charge ne s’éteint pas une fois l’accu rechargé. Il faut donc compter 3 trop longues minutes avant de pouvoir mettre le bateau à l’eau et veiller à ne pas dépasser ce délai sous peine d’endommager le mini-pack d’accus.

La batterie est chaude, il ne reste plus qu’à l’installer sous sa double couverture étanche et à mettre le Catamaran en situation après quelques essais radio.
Dès que la batterie est connectée, le circuit est alimenté et, pour ma part, le moteur s’est mis à grésiller. Après quelques essais, je constate qu’il suffit d’ajuster la molette de réglage située sur la télécommande pour le rendre silencieux.

Mise à l’eau

Une fois dans l’eau, on se rend compte à quel point le bateau est minuscule. Dès l’appui sur la gachette, le Catamaran bondit et file droit vers le milieu du lac, de quoi valider l’excellente portée de l’installation radio.

Le bateau tourne bien, mais trop serré à mon goût, ce qui fait perdre beaucoup de vitesse. Ce détail se règle aisément à distance à l’aide la molette d’ajustement située sur le manche de la radio.

Le bateau se comporte bien et va vraiment vite pour un modèle à cette échelle en bondissant lorsque qu’il croise les remous de son sillage. Le vent se lève et la surface de l’eau se ride, le pilotage devient nettement moins amusant dans le clapot, même léger. Heureuse coïncidence, l’énergie commence à manquer : il me reste tout juste de quoi le ramener au port après 3 trop courtes minutes de jeu.

Le « décapotage » et le débranchement de la batterie pour recharge n’est pas une mince affaire quand on a les mains humides après avoir sorti la « bête » de l’eau !

Conclusion

Ce mini Catamaran Lamborghini est très bien fini, son comportement est très sain et le pilotage agréable pour peu que l’on navigue en eaux calmes.
Le système de charge des accus, obligeant à démonter le bateau à chaque run d’à peine 3 minutes et à maintenir longuement le bouton enfoncé est un peu décevant. C’est le compromis à faire pour pouvoir garder une coque esthétique et un modèle compact…