Archive pour la catégorie ‘Voilier’

Peinture du SeaWind : application du vernis

Vendredi 20 juin 2008

L’application, si elle n’est pas bien différente d’une peinture, nécessite d’importantes précautions pour ne pas gâcher cette ultime couche de finition.

Salle d’opérations

Comme pour la dernière couche de peinture, la poussière sera votre pire ennemi. Afin de travailler dans les meilleures conditions possibles, j’ai donc changé le plastique de protection sur lequel je travaille après un bon coup d’aspirateur.

Autre chose très importante : l’éclairage. Sans un bon éclairage sur toutes les faces de la coque, on risque (ce qui m’est arrivé) de laisser des zones non couvertes donc non vernies !

Il est important de bien s’organiser pour faire chaque zone (pont, dessous de la coque, etc) en une seule fois !

Invitation au vernissage

L’application du vernis, après avoir vigoureusement agité la bombe, se fait de façon appuyée à au moins 30cm (sinon : coulures).

Le premier passage donne un aspect granuleux qui, à la seconde pulvérisation, se transformera en rendu lisse et brillant. Toute poussière qui viendrait à tomber sur la surface sera définitivement emprisonnée…

Quelques conseils…

Comme pour la peinture à la bombe, voici une petite liste de trucs à bien prendre en compte pour réussir votre vernis !

  1. L’éclairage est important car en « jouant » avec on différencie facilement les zones non traitées (encore mates) des zones couvertes (brillantes et réfléchissantes).
  2. Il faut aller très très vite pour les grandes surfaces car le vernis qui commence à sécher à une extrémité se voit recouvert de la poussière de la pulvérisation en cours à l’autre bout. Résultat: un voile mat qui annihile l’aspect lisse et brillant du vernis.
  3. Si vous devez repasser sur une zone « manquée » ou pas assez chargée. Attendez le séchage complet et refaites une couche intégrale. Si vous ne traitez que la zone en question, vous aurez les problèmes vus juste au-dessus.
  4. Si, comme moi, vous pulvérisez quelques secondes trop près, vous obtiendrez de belles coulures… Il existe une solution : ponçage très fin (grain 1000) à l’eau puis passage au polish automobile avant de repasser une nouvelle couche de vernis.

Résultats

Voici en photos le résultat final après la couche de vernis sur le pont (pensez à cliquer sur les photos pour voir la version agrandie).

Après séchage :

Après la pose de l’accastillage :

Refonte de mon voilier Victoria

Mardi 10 juin 2008

Au programme

La refonte du Victoria passera par une nouvelle peinture (en lieu et place de l’ABS brut orné des autocollants d’origine du kit) et le remplacement ou la modification de certaines des pièces d’accastillage.

Dans un second temps, je procèderai certainement à la création d’un nouveau jeu de voiles, un peu plus « haut de gamme ».

Mise en pièces

Avant de faire, il faut donc tout défaire : démâter, retirer tous les cordages, démonter le bastingage, enlever quille et safran, etc.

Ce n’est certes pas le plus long, mais quelques précautions sont à prendre pour décoller les différentes pièces d’accastillage en plastique sans endommager la coque sur laquelle elles avaient été collées il y a 10 ans…

Les autocollants ne sont pas les plus récalcitrants mais laissent découvir que l’ABS a jauni avec le temps.

La décoration

Comme pour le SeaWind Nell 3010, je commence par réaliser une maquette sous Photoshop pour valider le rendu de ce qui se dessine dans ma tête : une coque bleu nuit avec le pont blanc. Le nom changera pour « Victoria 08″.

Malheureusement, il y a vraiment peu de photos de la coque du Victoria, et encore moins avant décoration et dans une résolution correcte… Mais avec un peu de persévérance, j’ai trouvé mon bonheur au détour d’un article de RC Universe (sur une version plus récente que mon modèle).

Comme pour « Nell 3010″, le logo a été commandé chez StickAir en deux couleurs : blanc pour la coque et bleu nuit pour les voiles.

Cette fois, je pense que la peinture se fera à la bombe pour automobile afin de ne pas consommer une petite dizaine d’aérosols Tamiya hors de prix pour couvrir la toute la surface !

Affaire à suivre…

Montage du SeaWind (3ème partie)

Jeudi 8 mai 2008

L’outillage

En dehors de la colle, Kyosho a le bon goût de fournir quelques « outils » de base : un microscopique micro tournevis, une clé Allen et une clé à douille. Le tournevis n’a qu’une valeur symbolique, il est à remplacer par un équivalent en terme d’empreinte mais avec un vrai manche (vous le verrez bien vite en tentant de visser dans l’aluminium…).
A cela, j’ajoute un scalpel, du papier de verre fin et quelques autres tournevis cruciformes d’une ou deux tailles au-dessus.

Et puis un coup de main pour ouvrir les sachets est toujours le bienvenu…

L’accastillage

Malheureusement, la plupart de ces pièces sont à fixer directement sur la coque, ce qui limite le travail de préparation au découpage (et ponçage).

La roue de gouvernail est une des rares pièces comportant plusieurs parties à assembler.

Je détache chaque pièces au scalpel et je ponce le résidu de plastique au papier de verre très fin (grain 800).

Voilà, les deux roues de gouvernail assemblées :

En ce qui concerne l’accastillage, difficile de faire plus sans pouvoir se servir de la coque…

Le gréément

Le mât du SeaWind pouvant être démonté pour le transport, celui-ci peut donc être complètement assemblé à part.

Rien de bien compliqué, on commence par la bôme :

La couleur « anodisé bleu » de certaines pièces est du plus bel effet. Ce n’est pas sans rappeler la couleur des options de mon Mini Inferno

Pour le reste du mât, il n’y a pas grand chose à dire ni à faire : fixer les flèches et quelques enrouleurs de corde avant de l’assembler avec la bôme.

Le plus long consiste à découper les cordages et à faire les noeuds aux bonnes longueurs.

La platine radio

Une fois n’est pas coutume, la platine fournie n’est pas en contreplaqué mais en plastique. Comme toujours, la finition est de qualité avec pour exemples : un bac pour le porte-piles fixé au puit de dérive et une protection étanche pour l’interrupteur.

Le montage, à l’instar du reste, ne souffre d’aucune complexité ni complication. Le velcro pour fixer le porte-piles et le récepteur est même fourni !

Pour la radio, j’ai récupéré le récepteur inutilisé de ma MX-12 ce qui, même si la radio est surdimensionnée pour contrôler un voilier, m’économisera l’achat d’une radio 2 voies basique. Le servo de direction est un Graupner C512, jumeau de celui installé dans mon Victoria (livré avec la Graupner C-4X). Pour les voiles, j’investirai un peu plus tard dans un treuil type Graupner Regata Eco ou Hitec HS-785 HB.

Et maintenant, me voilà de nouveau au chômage technique jusqu’à ce que la peinture de la coque soit terminée…

Manuel Kyosho SeaWind

Mercredi 12 mars 2008

Pour les étourdis, ceux qui ne l’ont jamais eu, ceux qui ont la flemme de chercher, voici le manuel du voilier RC Kyosho SeaWind.

Télécharger le manuel au format PDF (Anglais, 1,47 Mo).

Kyosho SeaWind, préparation et peinture (2ème partie)

Dimanche 9 mars 2008

Préparation de la coque

Les kits avec coque moulée sont un gage de rapidité de construction mais nécessitent tout de même de prendre du temps pour la préparation avant collage des autocollants ou peinture. Les plus grandes précautions sont à prendre dans le maniement du scalpel ou du papier de verre si la coque doit rester brute… un mauvais dérapage et les griffes sur l’ABS risqueraient de ne pas être du meilleur effet !


Pour mon SeaWind, la suppression des restes de « l’après démoulage » est un travail de longue haleine tant il y en a ! De plus, la coque n’est pas moulée d’un seul tenant mais la proue est assemblée par collage et suivant votre chance vous pouvez avoir plus ou moins de travail de lissage. Dans mon cas, il y a un peu plus d’1 mm de décalage qu’il va falloir poncer d’un côté et combler de l’autre.


Gardant le meilleur pour la fin, je commence par retirer le surplus d’ABS au couteau avant ponçage rapide au papier de verre n°120. La finition se fait au papier de verre de carrossier (n°600 et n°800) humidifié pour faire disparaître les éventuelles griffes laissées par le papier grossier et lisser parfaitement les arrêtes.

Modèle de peinture

Après de nombreuses itérations sous Photoshop, je m’arrête sur ce modèle.

La coque et le pont seront rouge, et les décorations se feront en gris anthracite et blanc (peintures Tamiya TS en bombe).

Réparation des défauts

Pour lisser le décalage causé par le défaut de moulage en usine, conseil pris auprès de mon magasin préféré, je prépare un godet de Stabilit Express. Cette colle epoxy devrait permettre d’étaler une pâte de comblement qui sera ensuite finie à la cale à poncer.

La Stabilit a deux défauts : elle durcit très vite et est très pâteuse. J’ai donc le plus grand mal à l’étaler à obtenir une réparation lisse. Gageons que le papier de verre et les couches de peinture feront le reste !

Le ponçage est difficle car le bourrelet d’epoxy est très dur. Il ne reste plus qu’un léger rebord que j’espère « combler à la peinture »…

En mettre une couche

La coque poncée (et presque lisse…) est désormais prête à recevoir sa première livrée rouge. Juste avant l’application de la peinture rouge, je procède à un dégraissage complet avec un chiffon imbibé d’acétone.

J’ai beau pulvériser le plus régulièrement possible à une trentaine de centimètres du support, des zones « plus chargées » apparaissent. Comme le montre les photos, le rendu est loin d’être uniforme. Erreurs de débutant !

Je suis donc bon pour un ponçage plus sévère que prévu avant de faire la seconde couche pour supprimer les coulures et continuer de lisser les défauts laissés créés par la réparation à la Stabilit Express.

Malgré ce rendu intermédiaire de piètre qualité la couleur me plaît bien et je me demande si je vais vraiment faire la déco noire et blanche maquettée un peu plus tôt…