Manuel Graupner Ultramat 15 + Lipo Balancer Plus

Pour les étourdis, ceux qui ne l’ont jamais eu, ceux qui ont la flemme de chercher, voici le manuel du chargeur Graupner Ulramat et de l’équilibreur Lipo Balancer Plus.

Photo de famille : Kyosho Mini Inferno

De gauche à droite : Mini Inferno « Brushless Powered », Mini Inferno « Plus », Mini Inferno « X-Speed ».

Mini Inferno Brushless

L’assemblage a déjà été évoqué l’année dernière mais je n’avais toujours pas présenté la configuration finale que voici :

Configuration complète

Je passe les très nombreuses pièces alu et le chassis en carbone pour détailler l’électronique mise en place.
Ce Mini Inferno est piloté par une radio Futaba 3PKS 2,4GHz et emporte donc un récepteur Futaba R603FS très compact et doté d’une antenne courte.

La mise en mouvement est assurée par un ensemble contrôleur Quark 33A Pro Car + moteur AON 6000kv, alimentés par une batterie Hyperion LiteStorm VX (2S, 2200mAh). Enfin, la direction est contrôlée par un servo Hitec HS-82MG

Mini Inferno Plus

Dernière acquisition en date et également dernier modèle commercialisé par Kyosho, le Mini Inferno Plus embarque de série les options les plus indispensables : kit roulements, amortisseurs hyrdrauliques, barre anti-roulis, différentiels étanches (issus de la version ST) et électronique « de haut vol ».

Configuration complète

J’ai agrémenté le modèle de quelques options alu qui trainaient encore dans mes cartons.

Celui-ci est donc propulsé par un ensemble Variateur + Récepteur Novak RA-16 associé à un moteur X-Speed HT (High Torque). La direction est rendue plus nerveuse avec le servo Perkex KS-12s.
L’alimentation est fournie par le pack d’accus 9,6V 1100mAh proposé par Kyosho.

Mini Inferno X-Speed

Le meilleur plus simple pour la fin : un Mini Inferno presque en configuration d’usine… Ré-assemblé avec tous mes fonds de tiroir, ce modèle embarque peu d’options telles les indispensables amortisseurs hydrauliques (montés sur supports en aluminium) et un moteur X-Speed SP.

Configuration complète

Pas grand chose à ajouter sur la partie technique hormis l’adjonction d’une batterie LRP 9,6V 1400mAh pour alimenter la motorisation X-Speed moins anémique que le moteur d’origine.

Performances comparées

Il est évidemment difficile de mettre sur un même plan le Mini Inferno Brushless et les versions « standard » mais je vais essayer de donner une petite idée du comportement de chacun.
Les 3 modèles sont réglés à peu près de la même façon (slipper assez serré, différentiels huilés et serrés).

A l’accélération

L’électronique « haut de gamme » du Mini Inferno Plus donne une réaction quasi-immédiate lors de l’appui sur la gâchette. Gaz à fond au départ, c’est lui qui prend de l’avance sur ses deux accolytes même si 3 mètres plus loin c’est le brushless qui reprend la main.
La moindre vivacité à l’accélération « pleine patate » du Mini Inferno Brushless est due à mon réglage « léger » des différentiels et du slipper destiné à protéger la transmission. Mais, dès que les rouages accrochent il se transforme en fusée, laissant les deux autres sur place.

Sur la piste

Sans le moindre doute, Kyosho a fait des progrès nécessaires avec l’unité de réception Novak RA-16 en termes de réactivité tant pour la propulsion que pour la direction. Le Mini Inferno Plus réagit instantanément et son servo de direction est rapide et puissant comparé au Mini Inferno standard.
En vitesse pure, les deux Mini Inferno X-Speed se tiennent au coude à coude mais quand il s’agit d’alterner virages et réaccélérations, le Novak RA-16 creuse le trou.
Si le Mini Inferno brushless tient tête sans effort aux deux autres grâce à sa puissance, il reste plus difficile à manier : la conduite doit se faire précise pour ne pas passer son temps en « hors piste ».

Remarques sur le brushless et l’alu

Si la mode est effectivement au brushless, la transition pour un modèle tel que le Mini Inferno doit être réfléchie : beaucoup de kv permettront de tirer de grandes lignes droites sur route (en malmenant une mécanique déjà fragile) ou « ce qu’il faut » (entre 5000 et 6500kv) pour gagner en puissance tout en conservant maniabilité et confort ?
Pour ma part, hors de question de battre des records de vitesse et de passer mon temps au stand pour remplacer la casse : l’AON 6000kv suffit amplement pour se faire plaisir !

Les pièces alu donnent un bien meilleur look et sont avant tout plus solides que le nylon et le plastique, mais attention à la perte de vis… Que l’on parle du très mauvais kit de visserie alu Kyosho ou de la visserie d’origine, le vissage sur les pièces alu doit être sécurisé par une goutte de frein filet ou, à défaut, de vernis à ongles. Lors de mes premiers run, j’avais à chaque changement de pack d’accus des vis à reserrer voire à remplacer car semées sur la piste : la faute à la moindre accroche du contact métal sur métal et à des filetages pas toujours précisément taillés…
Les pièces en alu se paient cher et leur rigidité extrême n’est pas toujours une bonne affaire !

Mini Inferno à la sauce Brushless

Petit mais costaud

Le moteur choisi (sur les conseils de nombreux membres du forum Mini Rc) est un AON 6000kv. Certainement pas le plus puissant, mais suffisant (sur le papier) pour nettement améliorer les performances du Mini Inferno sans réduire en poussière les pièces de la transmission.
Ce moteur brushless a un diamètre très inférieur au moteur d’origine, mais se fixe sans modification sur le support moteur standard. Seule chose à ne pas oublier : le diamètre de l’axe est différent et il faut donc acquérir un nouveau pignon moteur !

A l’instar du contrôleur Quark, le moteur est affublé d’un petit dissipateur pour aider à évacuer la chaleur. Pensez à mettre la pâte thermique pour améliorer le contact et la tranmission de chaleur entre le moteur et les ailettes !

Trouver la place de chacun…

Le grand ménage dans les entrailles du Mini Inferno (suite au changement de chassis) me laisse devant l’embarras du choix pour le placement du contrôleur et du récepteur. La place de la batterie est bien sûr évidente : le déplacement du moteur à l’arrière droit a libéré le côté gauche pour y placer n’importe quel pack (NiMH, LiPo, etc) sans restriction de dimensions.

Avec le déplacement de la motorisation, la platine de l’antenne du récepteur (qui se pose sur le support du servo de direction) n’a plus les dimensions adéquates car le différentiel central prend trop de place. Parti pour retailler cette pièce, j’en profite pour fabriquer un « plateau » en plexiglas qui permettra d’installer soit le contrôleur soit le récepteur au-dessus du servo et de conserver le support d’antenne.

Cette solution, si géniale dans mon imagination, est complètement inutile : il n’y a pas assez de place pour poser sur ce support ni le contrôleur ni le récepteur… La carrosserie descend trop bas ! Et puis, prévoyant d’utiliser ma Futaba 3PK en 2,4 GHz, je n’ai pas besoin du support d’antenne… car il n’y en a pas sur le récepteur.
Exit donc le support plexi.