Peinture de la coque du Victoria

Ponçage fin de la coque

Une fois toutes les pièces d’accastillage retirées (à l’exception de certains supports du bastingage trop bien ancrés dans l’ABS…), je comble les marques profondes, laissées par les manipulations ou le retrait de pièces trop bien collées, à l’aide d’epoxy. Je ne traite que les gros creux, toutes les petites rayures seront comblées à l’enduit.

Maintenant que tous les trous sont bouchés, je procède à un nettoyage de la coque à l’eau puis à l’alcool à brûler.

Ensuite, avec un papier de verre de carrossier grain 400, je fais un premier passage rapide pour égaliser quelques marques et quelques résidus d’epoxy.

La finition se fait au grain 600, trempé dans l’eau pour obtenir une surface la plus lisse possible = peu de griffes visibles laissées par le papier.

La coque est donc prête à recevoir son enduit de lissage !

Application de l’enduit

Après avoir protégé au scotch de peintre l’accastillage restant sur la coque, j’applique une couche d’enduit épais puis deux couches d’apprêt. Ce qui, dans ce cas précis, suffit largement à gommer la majorité des défauts.

Mise en peinture

Contrairement au SeaWind et sa livrée rouge intégrale, j’ai choisi la difficulté pour le Victoria avec une coque bleu nuit surmontée d’un pont blanc neige… Le moindre débordement sera parfaitement visible !

J’ai donc choisi de commencer par le dessous de la coque en protégeant minutieusement le pont à l’aide de larges bandes de scotch de peintre. Mon choix s’est porté sur le scotch « spécial courbes » qui est plus souple et plus facile à manier.

Maintenant que le pont est à l’abri des débordements, j’attaque la peinture. Deux passages à la bombe automobile suffisent déjà à obtenir une couleur uniforme. Une seconde couche viendra après séchage.

Voici le rendu de la peinture finale pour le dessous.

Et un aperçu de l’avant / après de la première couche sur le pont.

Les deux couleurs après la première couche :

Peinture bateau = peinture auto

Derrière cette simple « équation » se cache la volonté de faire simple et de limiter les frais pour la peinture de mon Victoria. Après avoir usé d’une dizaine de bombes de peinture Tamiya et parcouru de nombreux forums, il semblerait que la peinture automobile soit une alternative pratique et peu coûteuse.

A l’instar de l’enduit épais en spray utilisé pour la nouvelle quille du SeaWind, je me suis approvisionné chez Norauto de deux bombes de peinture automobile pour réaliser l’ensemble de la peinture du Victoria (voir le modèle).

La bombe blanche me servira également à la quille et au safran du SeaWind.

Habillage de la quille du SeaWind

Mise en place du fourreau en silicone

L’habillage du lest est des plus simple à installer dans la mesure où il suffit juste d’y glisser l’ogive de plomb comme dans une chaussette. Maintenant que le lest bien en place, j’ajoute un peu de colle à prise rapide au plus près de l’encolure et de la fente.
Une fois la colle sèche, je recoupe le silicone au plus près du bas de la quille.

Malgré tous mes efforts pour parvenir à un résultat correct, la jonction entre l’aile de la quille et le lest n’est vraiment pas belle : la faute au silicone difficile à recouper et à coller. Qu’à cela ne tienne, je réalise un congé d’epoxy, lissé à la spatule, qui, une fois recouvert de quelques couches de mastic en bombe devrait livrer le résultat souhaité.

Application du mastic sur la quille

Comme pour la coque, je passe donc une couche de mastic en bombe sur toute la surface en silicone du lest et « la liaison » en epoxy. Etrangement, après 2H de séchage le mastic est encore sensible aux empreintes digitales. 48H plus tard le mastic n’est toujours pas sec et le rendu à la jonction entre la quille et le lest est toujours aussi imparfaite.

A la réflexion, je me dis qu’une bonne couche de mastic à même le plomb suivie d’une couche de peinture suffiraient largement à un rendu lisse. C’est décidé : exit l’habillage en silicone…

Retrait de l’habillage en silicone

Le montage est toujours plus facile que le démontage : un coup de scalpel sur le ventre et beaucoup d’huile de coude pour arracher l’habillage en silicone à la colle epoxy.

Il me faut désormais poncer le lest de plomb, de retour à son état brut, pour égaliser les marques dans le plomb et mes résidus d’epoxy de comblement.

Enduit en spray

La reprise de la coque du Victoria aura fini de vider ma dernière bombe de mastic. Lors de l’achat de la peinture automobile pour mon Victoria, j’avais reperé différents types d’enduit en spray.

Après une nouvelle visite chez Norauto, je suis reparti avec une bombe d’enduit épais et une d’apprêt pour peinture.

Pour la finition du lest j’ai donc choisi l’enduit épais. Deux couches plus tard, l’aspect de surface est déjà nettement meilleur.

Encore quelques couches et je pourrai passer à la peinture finale !

Peinture du SeaWind : application du vernis

L’application, si elle n’est pas bien différente d’une peinture, nécessite d’importantes précautions pour ne pas gâcher cette ultime couche de finition.

Salle d’opérations

Comme pour la dernière couche de peinture, la poussière sera votre pire ennemi. Afin de travailler dans les meilleures conditions possibles, j’ai donc changé le plastique de protection sur lequel je travaille après un bon coup d’aspirateur.

Autre chose très importante : l’éclairage. Sans un bon éclairage sur toutes les faces de la coque, on risque (ce qui m’est arrivé) de laisser des zones non couvertes donc non vernies !

Il est important de bien s’organiser pour faire chaque zone (pont, dessous de la coque, etc) en une seule fois !

Invitation au vernissage

L’application du vernis, après avoir vigoureusement agité la bombe, se fait de façon appuyée à au moins 30cm (sinon : coulures).

Le premier passage donne un aspect granuleux qui, à la seconde pulvérisation, se transformera en rendu lisse et brillant. Toute poussière qui viendrait à tomber sur la surface sera définitivement emprisonnée…

Quelques conseils…

Comme pour la peinture à la bombe, voici une petite liste de trucs à bien prendre en compte pour réussir votre vernis !

  1. L’éclairage est important car en « jouant » avec on différencie facilement les zones non traitées (encore mates) des zones couvertes (brillantes et réfléchissantes).
  2. Il faut aller très très vite pour les grandes surfaces car le vernis qui commence à sécher à une extrémité se voit recouvert de la poussière de la pulvérisation en cours à l’autre bout. Résultat: un voile mat qui annihile l’aspect lisse et brillant du vernis.
  3. Si vous devez repasser sur une zone « manquée » ou pas assez chargée. Attendez le séchage complet et refaites une couche intégrale. Si vous ne traitez que la zone en question, vous aurez les problèmes vus juste au-dessus.
  4. Si, comme moi, vous pulvérisez quelques secondes trop près, vous obtiendrez de belles coulures… Il existe une solution : ponçage très fin (grain 1000) à l’eau puis passage au polish automobile avant de repasser une nouvelle couche de vernis.

Résultats

Voici en photos le résultat final après la couche de vernis sur le pont (pensez à cliquer sur les photos pour voir la version agrandie).

Après séchage :

Après la pose de l’accastillage :

Peinture Tamiya TS : quelques conseils

  1. Ne pas vider l’aérosol jusqu’au bout. Vers la fin, la pulvérisation devient erratique et l’aérosol projette des gouttes (plus ou moins grosses) qui ont la fâcheuse capacité de dissoudre toutes les précédentes couches (aussi sèches soient-elles !).
  2. Pulvériser à 30 cm minimum de la surface. Même si l’information est reprise sur la canette, il est important de respecter cette distance minimale sous peine de risquer de voir des coulures se former aux êxtrémités.
  3. Nettoyer la surface peinte entre les couches avec de l’eau et un chiffon non pelucheux (essuie-tout ou autre). La pulvérisation laisse de la peinture sous forme de poussière qu’il faut absolument retirer avant de passer une autre couche.
  4. Ne pas utiliser d’acétone. Comme la peinture elle-même, l’acétone a le pouvoir de dissoudre la peinture, sèche ou non. Cela en fait également un superbe outil pour retirer la peinture d’une zone qui ne devait pas en recevoir (sous réserve que le support résiste à l’acétone !).

Blanc perle, pas si blanc

Attiré par le rendu « perle » de la TS45, je l’ai choisie pour peindre la quille et le safran du SeaWind. Après une première couche de mastic (gris mat), j’ai passé plusieurs couches de TS45 (blanc perle). Quelle n’a pas été ma surprise de voir la surface se couvrir seulement d’un voile perlé sans la moindre once de blanc… Pris d’un doute sur la « péremption » éventuelle de l’aérosol, je suis retourné acheter une seconde bombe. Même résultat !

Sur la photo, de gauche à droite, nous avons : une feuille de papier blanc, le safran recouvert d’une couche de mastic « nature » et la dérive couverte de deux couches de mastic et 4 couches de Tamiya TS 45 parfaitement agitée.

La différence n’est pas flagrante sans lumière, mais dès que l’on change d’angle (photo suivante) on voit bien que le mastic est mat d’origine et que la peinture TS 45, sans vraiment colorer la surface, lui donne un aspect brillant, perlé…

Pour de grandes surfaces, telles que la coque du SeaWind, les aérosols Tamiya TS sont un peu légers en contenance. Il m’a fallu pas moins de 5 bombes pour en arriver à bout… Pas aussi rentable qu’une grande bombe de peinture automobile !